« Vivre dans la vérité : don de Dieu et engagement »

« Qu’est-ce que la vérité ? », demande Pilate ; « à chacun sa vérité : voilà la vérité », martèle le relativiste. Pour le croyant, la vérité n’est bien sûr pas dissociable de Dieu lui-même.

« Je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera toujours avec vous : l’Esprit de vérité », dit Jésus. Ainsi s’accomplit ultimement l’oeuvre du Salut opérée conjointement par le Père, le Fils et l’Esprit-Saint.

Le désir de Dieu est inscrit dans le coeur de l’homme, car l’homme est créé par Dieu et pour Dieu. Ce désir de Dieu va de pair avec le désir de la vérité. Mais ce rapport intime et vital qui unit l’homme à Dieu peut être oublié, méconnu et même rejeté explicitement par l’homme. De telles attitudes peuvent avoir des origines très diverses : la révolte face au mal dans le monde, l’ignorance ou l’indifférence religieuses, les soucis du monde et des richesses, le mauvais exemple des croyants, les courants de pensée hostiles à la religion, et finalement cette attitude de l’homme pécheur qui, de peur, se cache devant Dieu et fuit devant son appel. Dans sa miséricorde, Dieu prend l’initiative de permettre le renouvellement de cette unité d’une manière qui va beaucoup plus loin que le simple rétablissement de la condition d’Adam et Eve avant le péché. En Jésus-Christ, la vérité de Dieu s’est manifestée tout entière. « Plein de grâce et de vérité » (Jn 1,14), il est la « Lumière du monde » (Jn 8, 12). Il est la vérité (Jn 14,6). En définitive, il nous communique l’Esprit dont il vit lui-même qui nous fait renaître et nous fait connaître la vérité tout entière. Loin de faire de nous des savants fous, la connaissance de la vérité nous fait donc connaître le Christ lui-même. Ainsi donc, connaître la vérité est d’abord un don de Dieu.

Dans sa miséricorde, Dieu prend l’initiative de permettre le renouvellement de cette unité d’une manière qui va beaucoup plus loin que le simple rétablissement de la condition d’Adam et Eve avant le péché. En Jésus-Christ, la vérité de Dieu s’est manifestée tout entière. « Plein de grâce et de vérité » (Jn 1,14), il est la « Lumière du monde » (Jn 8, 12). Il est la vérité (Jn 14,6). En définitive, il nous communique l’Esprit dont il vit lui-même qui nous fait renaître et nous fait connaître la vérité tout entière. Loin de faire de nous des savants fous, la connaissance de la vérité nous fait donc connaître le Christ lui-même. Ainsi donc, connaître la vérité est d’abord un don de Dieu.

A ce don de Dieu, qui résonne comme un appel, répond un engagement de l’homme à « vivre selon la vérité ». Les disciples du Christ ont « revêtu l’homme nouveau créé selon Dieu dans la justice et la sainteté qui viennent de la vérité » (Ep 4,24). « Débarrassés du mensonge » (Ep 4,25), ils ont à « rejeter toute méchanceté et toute ruse, toute forme d’hypocrisie, d’envie et de médisance » (1P 2,1). Faux témoignages, jugements téméraires, médisances et calomnies, de même que flatterie, adulation ou complaisance sont donc à bannir comme autant de compromis avec le prince des ténèbres et du mensonge. Le temps de Pâques nous conduit irrésistiblement à la Pentecôte. Préparons-nous déjà à accueillir encore le don de l’Esprit avec le désir d’en vivre !

D. Martin PANHARD