« Le Christ est ressuscité ! »

Au matin de Pâques, Marie-Madeleine ainsi que les apôtres Pierre et Jean font l’expérience du tombeau vide. C’est un signe qui peut nous paraître insuffisant mais pour saint Jean il a suffit : « Il vit, et il crut. » Il y a dans le signe du tombeau vide comme le résumé de notre vie de foi : suffisamment de signes pour nous aider à croire en la Résurrection (la pierre roulée, les linges posés à plat sur la pierre, le suaire roulé à sa place…) et une part d’ombre qui ne nous oblige pas (Jésus ressuscité n’apparaît pas encore). La foi en la résurrection naît dans le coeur des apôtres et des disciples du Christ à un rythme différent et personnel. Jean croit immédiatement sur ce seul signe.Il faudra une apparition de Jésus pour convaincre Marie-Madeleine et Pierre, il faudra à Thomas toucher les plaies du Seigneur. Et même au jour de l’Ascension, l’évangile nous dit que certains parmi les Onze ont encore des doutes (Matthieu 28, 17)…

L’Eglise est fondée sur cet événement de la Résurrection du Seigneur qui scelle la victoire totale et définitive de Dieu sur les forces des ténèbres. La foi de l’Eglise en la Résurrection du Seigneur n’est pas fondée sur un raisonnement mais sur une rencontre : celle du Christ ressuscité au jour de Pâques et dans les jours qui suivirent. Dans cette expérience de la rencontre du Ressuscité, chacun peut avancer à son rythme. Jésus prend le temps pour chacun de le faire rentrer dans son mystère de Vie qui dépasse ce que notre intelligence peut concevoir, ce que notre coeur peut désirer.

Depuis 2000 ans, la mission de l’Eglise est d’annoncer au monde la victoire de l’amour et de la vie en Jésus sur toute forme de mort. C’est le coeur de notre foi. Voilà pourquoi des générations de chrétiens se sont levées pour partir aux quatre coins de la terre et porter le message de l’évangile. Il y a désormais quelque chose de nouveau : Christ est ressuscité ! Alors posons-nous la question : vivons-nous vraiment comme des disciples du Ressuscité en marche vers la vie glorieuse du Ciel ou bien encore comme des hommes qui n’ont pas d’espérance ?

D. Ludovic LEVEL